« Expression orale au baccalauréat » : la mobilité et les échanges aux niveaux franco-allemand, européen et mondial Espaces et échanges

, par Antoine D’Hondt

En bref

Classe :
Terminale ES-S LV1

Profil de la classe :
section européenne, niveau d’ensemble moyen

Notion abordée :
Raum und Austausch

Domaines concernés :
Sociologie et économie/ Histoire et géopolitique/ Langue et langages

Problématiques du projet de cours : Nous avons envisagé les thèmes de la mobilité et des échanges aux niveaux franco-allemand, européen et mondial, et croisé différentes problématiques, dont voici les principales :
- Europa steckt in einer tiefen Krise, und die Euroskepsis wächst... Was bedeutet Europa für Sie als Jugendliche ?
- Am 22. Januar 2013 wird das 50jährige Jubiläum der deutsch-französischen Freundschaft gefeiert. Was bedeuten diese 50 Jahre Deutsch-Französische Freundschaft für Sie ?
- Heute ist die Welt offen. Die einen fürchten sich davor, die anderen freuen sich auf die neuen Perspektiven...Wie stehen Sie persönlich zur Globalisierung ?

Déroulé de la séquence

Le déroulé de la séquence est proposé en fichier pdf à télécharger.

Les enregistrements d’élèves

Léa 1° partie
Léa 2° partie
Mathilde 1° partie
Mathilde 2° partie
Paul 1° partie
Paul 2° partie

Les fiches d’évaluation

Toutes les fiches sont visibles sous format pdf.

Le bilan

1) Problématisation de la notion

Une partie des élèves a eu, du moins au début de l’année, quelques difficultés à s’approprier la notion étudiée en classe. Les élèves en question n’ont certes pas de grandes difficultés en allemand, mais tous n’ont pas forcément accès au même niveau d’abstraction. Il apparaît nécessaire de relier systématiquement et de manière explicite les thèmes étudiés aux notions du programme. C’est en effet à travers l’étude des thèmes illustrant la notion que les élèves accèdent au contenu de cette dernière. Sans ce nécessaire travail de mise en cohérence, peu d’élèves parviendraient à comprendre ce que recouvre la notion.

Considérant la difficulté d’un certain nombre d’élèves à s’approprier la notion et à en identifier clairement le contenu, j’ai préféré pour ma part concentrer l’étude de chaque notion sur un nombre d’unités restreint. D’autres méthodes sont bien évidemment possibles, mais je pense qu’un saupoudrage de la notion sur différents chapitres étalés sur toute l’année comporte plusieurs risques. Cela peut d’une part entraver l’appropriation de la notion, et d’autre part rendre plus compliqué le nécessaire travail de mise en situation. Comment, en effet, organiser dès le début de l’année des oraux blancs, si l’on n’a étudié en cours que des petites bribes de notions ?

Enfin, il faut souligner que les élèves ont rapidement compris qu’il était préférable pour cette épreuve de préparer chez eux les quatre exposés, afin de pouvoir appréhender sereinement l’examen final. Il importe de donner du sens à ce travail de préparation. J’ai prévu pour ma part un plan d’unité suffisamment ouvert, et des problématiques suffisamment larges pour laisser de la place à la subjectivité et pour que les élèves aient un travail de réflexion personnelle à réaliser par eux-mêmes.

2) L’évaluation de la production orale des élèves

Pour obtenir le maximum des points pendant la première partie de l’épreuve, les élèves doivent non seulement produire "un discours articulé et nuancé, pertinent par rapport à la notion présentée", mais également « exprimer un point de vue ». La tentation peut être grande pour certains élèves de se contenter de cataloguer différents résumés de texte dans un exposé vaguement relié à la notion. Ceux qui parviennent à mettre leurs connaissances en perspective pour expliciter et illustrer la notion du programme, et à exprimer un point de vue personnel sont particulièrement valorisés. Cela signifie qu’ils partent de la notion, qu’ils expliquent ensuite ce qu’elle signifie pour eux, à travers quel(s) thème(s) ils souhaitent la traiter, qu’ils dégagent une problématique et qu’ils illustrent leur propos par des exemples précis tirés du cours ou en s’appuyant sur leur vécu. Il va de soi que les élèves qui avaient participé à un échange avec l’Allemagne ont pu avec profit se servir de leurs expériences pour enrichir leur propos.

3) Réactions des élèves face à cette nouvelle épreuve

Les trois élèves interrogés sur leur ressenti suite à cet oral blanc sont unanimes : le temps de préparation est perçu comme très court. Les élèves en question se félicitent d’avoir consacré un temps important chez eux à leur préparation, car aucune improvisation n’est possible.
La première partie est vécue comme la partie la plus sécurisante de l’examen, car il est possible d’anticiper et de se préparer chez soi, mais les trois élèves ont trouvé les cinq minutes d’exposé trop courtes pour dire tout ce qu’ils souhaitaient et développer leur problématique.
L’entretien s’avère plus difficile pour les trois, d’où la nécessité d’une bonne maîtrise de l’ensemble du cours et d’être en mesure d’apporter des exemples précis pour illustrer son propos.

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