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« Expression orale au baccalauréat » : l’idée de progrès (2)

mercredi 28 novembre 2012, par Stephan Schütze

 En bref

Profil de la classe :
Groupement d’élèves de Terminale S LV2 et ES LV2 – 26 élèves
Ces élèves ne sont pas des élèves très studieux et à ce stade de leurs études au lycée, ils mettent en avant les matières à grand coefficient. Il est important avec eux de ne rien céder et d’être très vigilant sur les devoirs et la manière dont ils sont faits. Certains élèves excellent grâce à un travail régulier. Ils ont bien le niveau requis pour passer cette épreuve. Par contre, ceux qui comptaient sur une liste de textes apprise par cœur, se sentent maintenant dans l’urgence et se rendent compte – un peu tard – de la pertinence des différents entraînements proposés durant deux ans. Ils éprouvent de réelles difficultés et il me semble important de baser le travail avec eux sur la grille d’évaluation afin de leur montrer de quoi ils sont effectivement capables en expression continue et dialoguée. Cette forme de travail pose des objectifs à atteindre, de semaine en semaine, afin d’améliorer, petit à petit, la qualité linguistique de leur production.

Notion traitée :
L’idée du progrès

Problématiques du projet de cours : La séquence prévoit de mettre en regard différentes problématiques inhérentes à cette notion. Entrée dans la conception sociale, économique et personnelle depuis le 18ème siècle, la notion du progrès installe l’idée d’une dynamique vers le meilleur. Et même par temps de crises, la notion du progrès reste valable, il ne s’agirait d’un déclin temporaire insignifiant à l’échelle du progrès accompli ou à accomplir. Cette séquence propose aux élèves de découvrir certains aspects du progrès d’aujourd’hui. Qu’il s’agisse du domaine scientifique, médical ou technique bien des possibilités y sont propices au quotidien et d’autres inventions se font attendre en dépit de l’urgence des grandes questions de demain (question énergétique, défis médicaux, la « surpopulation de la terre », le réchauffement climatique). Mais ce progrès salué par tous dont on voit immédiatement les bénéfices n’est pas sans danger. La séquence propose également aux élèves de découvrir des aspects conflictuels et en contradiction avec l’éthique, la morale ou la conscience personnelle de chacun.

 Déroulé de la séquence

Le déroulé de la séquence est proposé en fichier pdf à télécharger.

 Les enregistrements d’élèves

Ilyesse
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Louis-Alexandre
IMG/mp3/SSchtze_enregistrement_Louis-Alexandre.mp3
Pauline
IMG/mp3/SSchtze_enregistrementPauline.mp3

 Les fiches d’évaluation

Toutes les fiches sont visibles sous format pdf.

 Le bilan

La problématisation d’une notion

La problématisation de la notion n’est pas une chose aisée et facile ; il incombe à l’enseignant de trouver différents aspects recouverts par la notion. Ce travail est un point essentiel de la préparation au préalable - pas dans un but de tendre vers l’exhaustivité mais pour pouvoir faire ce choix pertinent de documents qui privilégient des problématiques et jettent des ponts vers les autres matières et les autres notions. C’est cette tension entre les différentes matières et domaines qui permettra à l’élève de proposer une expression empreinte d’une réflexion personnelle, d’un point de vue qui sera propre à chacun et d’une problématique qui montre que l’élève s’est approprié, à sa manière, la notion. La réponse attendue n’est donc pas unique, stéréotypée ou caricaturale ; elle ne peut être donnée par le professeur à des fins de mémorisation sous peine d’ôter à l’élève cette liberté de pensée et de parole. La problématisation doit donner lieu à des entraînements spécifiques (- linguistiques, certes - mais aussi fonctionnels et discursifs).

L’évaluation de la production orale des élèves

Les enregistrements proposés ici, au nombre de trois enregistrements au total, veulent donner un aperçu de la situation au mois d’octobre telle une photographie. Les conclusions à l’issue de cette série d’enregistrements sont les suivantes :
-  les deux parties sont souvent inégalement réussies. La partie dialoguée se réduit souvent à un simple jeu de questions et de réponses, à ce stade, on ne peut pas parler d’interaction.
-  les élèves parlent librement pendant cinq minutes et s’appuient sur les notes qu’ils ont rédigées pendant le temps de préparation.
-  le travail avec la grille demande un entraînement de la part de l’enseignant, car il convient de s’être appropriés les items d’évaluation afin de les mettre en regard avec la production de l’élève (les items d’évaluation justes).

Réactions des élèves face à cette nouvelle épreuve

La plupart des élèves sont sortis rassurés de cette épreuve. Ils ont réellement fait l’expérience de pouvoir s’exprimer pendant cinq minutes en continu.

La partie dialoguée en revanche dévoile d’autres aspects. A bien y regarder, cette deuxième partie ne répond pas toujours aux critères d’une véritable interaction. Elle est parfois dans un stade embryonnaire.

Les élèves ont exprimé ce sentiment et l’un des objectifs découlant de cette expérimentation sera effectivement la mise en place d’entraînements spécifiques à l’expression dialoguée.

Cette dernière observation se trouve étayée par la remarque d’élèves, en quelque sorte une auto-évaluation ; ils disent très clairement de ne pas disposer d’assez de vocabulaire pour cette dernière partie. Je voudrais nuancer cette remarque somme toute juste. Il est néanmoins vrai que les élèves, sous le feu de l’action, cherchent toujours à vouloir exprimer en allemand l’idée en français sans toujours chercher à modifier ou à ramener cette idée à un niveau ‘inférieur’ d’élaboration du sens. L’impression dont ils témoignent ici se comprend ainsi.

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